Effi­cace.

L’efficacité ne résulte pas uniquement de la technologie, mais d’une conception commune. Les meilleures solutions digitales viennent du secteur lui-même, est persuadée Pascale Vonmont, directrice de la Fondation Gebert Rüf.

Pascale Vonmont, direc­trice Fonda­tion Gebert Rüf

Pour­quoi “effi­cace” est-il plus qu’un mot à la mode?

Pascale Vonmont: Parce que l’efficacité ne se crée plus en soli­taire. La trans­for­ma­tion digi­tale ne change pas seule­ment les outils, mais la façon dont nous déve­l­o­p­pons des solu­ti­ons ensem­ble. L’efficacité signi­fie conce­voir les tech­no­lo­gies de manière co-créa­tive, en fonc­tion des beso­ins réels du secteur et non pas en fonc­tion des road­maps des entre­pri­ses tech­no­lo­gi­ques. Les promo­teurs, les orga­ni­sa­ti­ons à but non lucra­tif et les experts savent le mieux où les proces­sus sont bloqués, où les stan­dards font défaut et où les leviers numé­ri­ques peuvent avoir un impact. Pour obte­nir des résul­tats, il ne suffit donc pas d’utiliser des tech­no­lo­gies, il faut aussi les façonner.

Où cela nous mène-t-il – quel­les oppor­tu­ni­tés et quels défis se présentent-ils? 

Le progrès tech­no­lo­gi­que est fulgu­rant. L’IA, l’automatisation, les algo­rith­mes de matching et l’analyse de données ouvrent de nouvel­les perspec­ti­ves pour un soutien intel­li­gent – de l’examen préli­mi­n­aire à l’aide à la décis­ion en passant par un report­ing perti­nent. Le défi consiste à ne pas se lais­ser entraî­ner, mais à parti­ci­per acti­ve­ment à la défi­ni­tion des solu­ti­ons: iden­ti­fier ce qui est vrai­ment utile et étab­lir ensem­ble des normes appli­ca­bles. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra créer des solu­ti­ons qui renfor­cent le secteur plutôt que de créer de nouvel­les dépen­dan­ces. Ici, l’efficacité consiste à utili­ser des outils qui combi­nent la prati­cité, la perti­nence et l’impact. 

Qu’est-ce que cela signi­fie pour la pratique aujourd’hui? 

Le premier pas est de chan­ger de mode de coopé­ra­tion: sortir du rôle d’observateur et entrer dans celui de tester, d’apprendre et d’améliorer ensem­ble. Mettre en place des projets pilo­tes, échan­ger des expé­ri­en­ces, inté­grer systé­ma­ti­quement les retours. Ne pas considé­rer la tech­no­lo­gie comme un produit fini, mais comme un proces­sus qui évolue avec le secteur. Qui s’implique tôt, décide de quels outils seront adop­tés et peut les adap­ter à ses propres beso­ins. Qui est effi­cace, ce n’est pas celui qui essaie de réin­ven­ter la roue seul, mais celui qui déve­lo­ppe des solu­ti­ons viables et secto­ri­el­les en commun.

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La Sphe­riq Academy pour la phil­an­thro­pie digi­tale (anci­en­ne­ment Lear­ning Jour­ney) est un format exclu­sif pour les parten­aires qui souhai­tent acti­ve­ment contri­buer à la trans­for­ma­tion digi­tale ou suivre de près les déve­lo­p­pe­ments actuels. Des visi­on­n­aires et des prati­ci­ens s’y rencont­rent pour échan­ger des idées, appro­fon­dir leurs connais­sances et déve­lo­p­per ensem­ble des solu­ti­ons dura­bles. Le programme actuel montre où nous allons: de l’examen des deman­des d’aide à l’aide de l’IA, en passant par le matching intel­li­gent et la dili­gence raisonnable, jusqu’à un report­ing simpli­fié au maxi­mum.


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